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09/04/2016

Goods news de la part des d'jeuns…..

Malgré leur côté pratique et économique, les e-books ne semblent pas près de détrôner le papier dans le cœur des étudiants. D’après une étude américaine menée par Naomi Baron, professeur de linguistique à l’Université de Washington, la majorité des jeunes étudiants préfèreraient étudier sur papier.

Naomi Baron a réalisé cette étude dans le cadre de son nouveau livre, Words onscreen : the fate of reading in a digital world (les mots à l’écran, le sort de la lecture dans un monde digital), qui s’intéresse au rapport entre l’évolution de la technologie, l’apprentissage et la lecture.

L’enquête, qui se base sur le témoignage de 300 étudiants en provenance d’Allemagne, du Japon des États-Unis et de Slovaquie, révèle un fait surprenant : 92 % des étudiants interrogés préfèrent le papier pour leurs lectures "sérieuses" plutôt que les écrans (ordinateurs, tablettes, téléphones).

Des sensations qu’on ne retrouve pas sur écran

Dans une interview accordée au magasine américain New Republic, Naomi Baron insiste sur le rapport physique à la lecture : "Lorsque j’ai demandé aux étudiants slovaques ce qu’ils aimaient le plus dans la lecture sur papier, un sur dix a mentionné l’odeur des livres".

Interrogés sur les raisons pour lesquelles ils n’aimaient pas lire sur écran, les étudiants ont été nombreux à évoquer la sensation que procure le fait d’avancer dans un livre, ce qu’on ne retrouve pas sur écran. "Vous pouvez lire en bas de l’écran à quel pourcentage du livre vous êtes, mais c’est une sensation totalement différente", résume-t-elle. Les étudiants évoquent également un sentiment d’accomplissement lorsqu’ils arrivent au bout d’un livre et qu’ils le voient sur l’étagère.

La lecture sur écran est en revanche plébiscitée par les étudiants lorsqu’il s’agit de lectures plus simples comme les articles de presse, qui sont interactifs et comportent une grande partie visuelle.

Bad news from the stars…...

Les livres numériques se sont moins bien vendus aux États-Unis en 2015 qu’en 2014, si l’on se réfère au dernier rapport publié par l’Association of American Publishers (AAP). Les ventes ont ainsi baissé de 11 % sur l’année, selon l’association.

Une baisse que l’AAP explique par le manque de gros best-sellers, comme Harry Potter ou Hunger Games. La hausse du prix des livres numériques serait également en cause. Le secteur du livre numérique pour enfants est le plus touché avec une diminution des ventes de 44,5 %. Les ventes ebooks pour adultes baissent, quant à elles, de 4,5 %

Cependant, l’association, qui regroupe les éditeurs historiques, ne prend pas en compte les ventes liées à l’auto-édition, un marché difficilement calculable - aucune donnée fiable n’étant disponible.

Selon la société Vearsa, les chiffres de l’AAP ne seraient ainsi pas représentatifs du marché dans son ensemble. Ils signifieraient plutôt la baisse de la part de marché des éditeurs de l’AAP dans les ventes numériques.

Les ventes papier progressent

Après une baisse en 2013, les ventes de livres papier n’ont cessé de progresser aux États-Unis, selon Nielsen BookScan. En 2015, environ 571 millions de livres imprimés ont ainsi été vendus dans le pays, contre 559 millions en 2014.

Selon les éditeurs, cette hausse s’expliquerait en partie par le succès des livres de coloriage et des livres publiés par les YouTubers.

En France, le Télégramme a rappelé dans un récent article que les ventes papier ont progressé cette année de 2,3 % et que le livre numérique ne représente que 6 % du marché du livre.