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07/01/2015

My name is Charlie…..

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14/12/2014

Une affaire de caractères...

Une série de 12 petits films qui sont des merveilles de clarté pour expliquer la naissance de 12 polices de caractères.... C'est sur France Culture et je ne résiste pas un seul instant à vous faire partager cette trouvaille... Un grand merci à Coline Bruges-Renard pour l'info....

 

HELVETICA 


Sacrés caractères - Helvetica par franceculture

AURIOL

 
Sacrés caractères - Auriol par franceculture

 


Sacrés caractères - Bodoni par franceculture

16/11/2014

de la ruse en cas de crise

Suvir-Mirchandani-550x330.jpg

 

Un américain de 14 ans a réalisé qu'écrire en « Garamond » permettrait à son district scolaire d'économiser 20 000 dollars. À l'échelle de l'État fédéral, les économies pourraient atteindre 370 millions de dollars par an.

L'idée est on ne peut plus simple mais il fallait y penser ! Et c'est un jeune américain de 14 ans qui a insufflé son idée à l'État américain...

Suvir Mirchandani, un élève du collège Dorseyville à Pittsburgh aux États-Unis s'est en effet penché sur un moyen de faire faire des économies à son établissement tout en étant plus respectueux de l'environnement.

Il s'est alors rapidement intéressé à la consommation d'encre lors d'impressions de documents. Il a passé les grandes polices d'écriture en revue afin de détecter celle qui consommait le moins d'encre. «Même si les dépenses d'impression ont été diminuées ces dernières années, elles continuent d'être élevées et une petite baisse dans ce type de dépenses, notamment grâce à un changement de police, pourrait entraîner des économies considérables», expliquent Suvir Mirchandani et son enseignant Peter Pinko.

«L'encre est deux fois plus chère qu'un parfum français»
Le collégien précise que «l'encre est deux fois plus chère qu'un parfum français pour

la même quantité». CNN a vérifié: un petit flacon de Chanel N°5 coûte 38 dollars, là
où la même quantité d'encre Hewlett-Packard coûte 75 dollars...
Après une étude scrupuleuse, il s'est rendu compte que la police la moins gourmande en 
encre est Garamond. L'étudiant s'est en effet concentré sur les lettres e, t, a, o et r, les lettres les plus courantes en anglais. Puis, grâce à un logiciel spécifique, il a mesuré la quantité d'encre consommée pour chacune de ces lettres en comparant les polices Garamond, Times New Roman, Century Gothic et Comic Sans.

Suite à ce travail de fourmi, l'adolescent a constaté que l'utilisation de la police Garamond réduisait la consommation d'encre de son collège de 24 %, ce qui représentait une économie de 21.000 dollars par an pour l'établissement. Encouragé par ses professeurs, Suvir Mirchandani a publié les résultats de ses recherches dans la revue

scientifique, Journal for Emerging Investigators (JEI), une publication créée par un groupe d'étudiants de Harvard.
L'une des fondatrices de la revue a invité le jeune homme à appliquer sa méthode à plus grande échelle : à l'État fédéral lui-même ! Ainsi, avec une dépense annuelle de 1,8 milliard de dollars, la théorie de Suvir Mirchandani permettrait de diminuer les frais de 30 % par an. En y ajoutant les gouvernements d'états, 234 millions de dollars supplémentaires seraient économisés. Au final, l'idée de Suvir pourrait donc faire économiser 370 millions de dollars (270 millions d'euros) à l'administration américaine chaque année.

En attendant que l'État se décide, le jeune prodige recommande aux ménages de mettre eux aussi son idée en application pour réaliser des économies. 

03/11/2014

l'Autre Livre aux Blancs Manteaux

Le salon l'Autre Livre aux Blancs Manteaux

L’Association L’Autre Livre vous offre, du 14 au 16 novembre 2014, la possibilité de découvrir plus de 2000 livres, qui font rarement les têtes de gondole, quelque 400 auteurs de 160 maisons d’édition dont de nombreux éditeurs de province, mais aussi belges, suisses ou canadiens.

Le salon de l’Autre Livre, devenu depuis quelques années « le salon international de l’édition indépendante », est aussi l’un des rendez-vous incontournables d’échanges entre les éditeurs indépendants : sur leur situation, celle du livre, de la lecture et de la marchandisation des biens culturels.

Notre salon se présente pour les éditeurs comme un lieu stratégique pour défendre nos maisons indépendantes, une opportunité en raison du faible coût de participation aux frais et une réelle possibilité de conquérir des lecteurs.

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20/09/2014

De l'imprimé au numérique….. par Lorenzo Soccavo

La lecture numérique par Thierry Baccino du LUTIN

29/08/2014

Livre à boire.....

05/07/2014

l'économie du numérique...

Facebouc et l'information/émotion....

 

Pour continuer dans le domaine le magazine Presse Citron révèle l'information suivante :

Facebook a tout simplement manipulé les fils d’actualités de près de 700 000 utilisateurs dans le cadre d’une étude scientifique. Une démarche qui sème le trouble sur les méthodes du réseau social.

C’est un simple article publié dans une revue scientifique qui a mis le feu aux poudres. Intitulé « Experimental evidence of massive-scale emotional contagion through social networks », l’article a été publié dans la revue dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) le 17 juin 2014.

On découvre que durant une semaine (en janvier 2012), Facebook a manipulé les fils d’actualités de près de 700 000 utilisateurs anglophones. Il s’agissait de prouver à grande échelle la véracité d’un phénomène appelé « contagion émotionnelle ». Les états émotionnels pourraient être transférés entre individus via les réseaux sociaux.

Dans cette étude, Facebook a servi de terrain d’expérimentation à l’insu de près de 700 000 utilisateurs. Les posts à teneur émotionnelle ont ainsi été filtrés. Tantôt, ce sont les publications « positives » qui l’ont été tandis qu’à d’autres occasions, les messages « négatifs » l’étaient. L’effet a été immédiat, puisqu’un individu exposé à moins de posts positifs en publiait lui-même moins tandis qu’il émettait plus de posts négatifs (et réciproquement pour les posts négatifs).

Un résultat troublant mais surtout une méthodologie troublante de la part de Facebook.

La société de Mark Zückerberg fait toutefois remarquer que l’expérimentation n’a duré qu’une semaine et qu’elle avait pour vocation d’améliorer le service.

L'infirmotion...

Vrai ou fausse cette information parue sur presse citron est intéressante car elle fait écho à l'utilisation de l'émotivité dans la vente de support d'information. Bref de la trash Info... Un pratique plus que répandu dans tous les médias... L'information pratiquée dans le but de réduire la capacité d'analyse du récepteur en utilisant l'émotion devrait s'appeler de l'infirmotion. Rendre incapacitant par de l'information émotive... Cela s'appelait aussi en d'autres temps de la propagande...

 

 

 

 

04/07/2014

Dominique Autié, de la page à l'écran....

L'entretien ci-dessous a eu lieu en juillet 2001. La vision de Dominique Autié, malheureusement disparu trop tôt, est toujours aussi étonnante. J'ai eu la chance de travailler avec lui pendant trois ans à Toulouse, au BTS édition, avant de m'envoler pou l'Inde. Son livre De la page à l'écran on le trouve toujours semble t-il, est un ouvrage d'une érudition et d'une lucidité étonnante. Indispensable à celui qui s'intéresse à l'évolution des techniques de communication. 

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Le vitrail, ancêtre du web ?

Propos recueillis par Sylvain Jouty

... On n’y trouvera guère les rengaines habituelles sur les potentialités de l’hypertexte (quand s’apercevra-t-on que celui-ci peut aussi être une contrainte ?), mais des interrogations plus subtiles et plus troublantes, des analogies inattendues,des digressions qui font sens sur les anciens arts de la mémoire, le vitrail, la bibliothèque d'Alexandrie et même le Saint Suaire (auquel Autié consacra un livre). De la comparaison entre la page et l’écran, il ressort avant tout, pour l’auteur, que les deux supports ne participent pas de la même logique et n’obéissent pas aux mêmes règles. Dès lors, l’ouvrage débouche aussi sur des principes, par exemple de typographie ou de "mise en ligne", utiles à méditer pour quiconque a à faire à l’écrit... à l’écran. Son livre vient d’être récompensé par le grand prix de l’oeuvre multimédia de la Société des gens de lettres.

Dominique Autié, De la page à l’écran. Réflexions et stratégies devant l’évolution de l’écrit sur les nouveaux supports de communication.. Éditions Elaies (Montréal), 112 p., 85 F. 

Interview

De l’écrit à l’écran s’intéresse plus à l’internet qu’au courrier électronique. Correspond@nces a tenu à recueillir l’avis de Dominique Autié au sujet de "l’e-epistolaire".

Correspond@nces. Quelles sont, selon vous, les différences entre la correspondance classique et l’épistolaire numérique ?

Dominique Autié : Si l’on excepte l’usage strictement professionnel, le courrier électronique me semble devoir être rapproché du téléphone portable : l’analyse des contenus de communication est, dès lors, moins significative que celle des postures. On sait que le premier échange d’une communication téléphonique depuis un portable (et l’appel professionnel n ?échappe parfois pas à cette figure imposée) consiste à "donner sa position". Dire où l’on se trouve constitue même, souvent, le seul véritable contenu informatif de l’échange. Sous des prétextes ludiques (l’envoi d’un test, d’une séquence humoristique, d’un gimmick ?), militants (pétition à signer et à transférer à ses propres correspondants) ou "communautaires" (alerte à virus), nombre de courriers électroniques non professionnels n’ont pas d’autre motif que de confirmer sa position sur la Toile à quelques navigateurs solitaires, plus ou moins identifiés, parfois hypothétiques. 
Des correspondants m’ont fait remarquer que la rédaction de mes courriers électroniques ressemble à s’y méprendre à celle de mes lettres (que j’écris sur ordinateur depuis dix ans). Je constate la même tendance chez certains de mes correspondants dès lors qu ?un contenu épistolaire "classique" recourt aux facilités de transmission de l’e-mail. Il n’est pas rare d’observer un usager enfermé dans une cabine pour téléphoner depuis son portable. Nul doute que la nature de communication requiert soudain, fût-ce de façon symbolique, la posture traditionnelle ? isolement, confidentialité, pudeur... ? que la pratique du téléphone cellulaire a fait voler en éclats.

Correspondances. Vous insistez beaucoup dans votre ouvrage sur le rapport au corps. Que devient celui-ci dans l’usage du courrier électronique, presque entièrement dématérialisé ?

D. A. Imprimer sur papier ce qui est produit (ou reçu) à l’écran consiste ? plus encore qu’à la matérialiser ? à incarner la communication électronique. Le papier, c’est mon corps. J’avoue tenir d’autant plus à cette idée qu’elle est, pour moi, un fait d’expérience quotidien. 
Alors qu’un client à qui j’adresse un travail en "fichier joint" va consciencieusement imprimer mon e-mail (même si je n’y ai porté aucun message) pour garder trace de l’heure et des modalités de mon envoi, deux correspondants ne se ménageront aucune trace, autre qu’informatique, de leurs échanges privés. Ce qui tendrait à signifier qu’ils ne s’investissent pas "corps et âme" dans leur courrier électronique. Et confirme bien qu’Internet appartient à toute une panoplie d’objets très contemporains, autorisant un investissement light, une culture et une pratique de surface, une nouvelle économie de l’empreinte : sont apparus dans une stricte simultanéité le courrier électronique et le tatouage qui s’efface avec un gant de toilette et du savon ? 
Mais ne doutons pas qu’un adolescent qui, pour la première fois, écrira Je t’aime en bas d’un e-mail réalisera une "sortie papier" de son message, et que celui-ci sera, dès réception, imprimé par la destinataire.

Correspondances "Le papier, dernier support du secret", écrivez-vous. Mais, en même temps, le courrier électronique paraît bien donner un renouveau à la correspondance intime ?

D. A. Le temps réel, c’est le contraire du secret. Le secret, c’est du différé. Voir Loft Story et les trois ou quatre minutes de décalage introduite par les réalisateurs entre le vécu, le réel du loft et sa retransmission réputée "en direct". Tout le "secret" tient dans ces quelques dizaines de secondes (et il s’agit, en la circonstance, d’un secret passablement calamiteux, celui d’une tricherie, d’une manipulation des masses). 
Les TIC n’excluent pas le secret, ni le virtuel l’occulte, tant s’en faut ! Tout simplement parce que le "temps réel" reste un modèle théorique : et c’est bien dans les interstices, dans les temps et les espaces d’acheminement, dans les zones aveugles que se glisse le hacker. Mais, ici encore, ce qui compte est la perception inspirée à l’internaute d’une communication en temps réel et l’imaginaire qui s’y nourrit. 
Par ailleurs, le secret, c’est de la mémoire vive : qu’un secret devienne de la mémoire morte, il s’évente ou s’oublie en tant que secret. Le disque dur d’un ordinateur que l’on met au rebut est gorgé de duplicata dont l’utilisateur, le plus souvent, ignore que l’électronique les a réalisés et archivés. Mais il ne s’agit pas là de secrets, à proprement parler. 
Un secret, c’est une concrétion de contenu, une gemme de sens qui requiert un écrin et se conserve, sous clé, à l’abri de la lumière. L’intime me paraît ressortir à un ordre tout autre et tirer sa plus-value, ces temps-ci, de sa capacité à s’exhiber... Que des sociologues puissent observer que le courrier électronique favorise la correspondance intime me semble assez cohérent. Quels sont nos secrets, dans quelle mémoire les cultivons-nous in vivo, voilà une question qu’il ne convient pas d’abandonner aux sociologues et que chacun de nous peut se poser devant son ordinateur.

 

03/07/2014

Psychologie cognitive et écriture.....

Georges Rieu est directeur de recherche au CNRS. Ingénieur en mécanique et aérotechnique, diplômé en chinois classique. Il a enseigné en autre à la faculté de médecine de Montpellier.

Il a publié un ouvrage extrêmement intéressant en 1999 Flash Bren ou le langage du futur, imprimé chez Escourbiac et mis en vente au tarif de 45 euros... Ouvrage dans lequel il élabore une théorie du langage par pictogramme mieux adapté à la lecture visuelle, que le caractère typographique... Sa démarche est étonnante, et suffisamment bien documentée, pour attiser la curiosité. 

Cette approche du Pr Rieu peut être rapprochée des travaux de Thierry Baccino du Laboratoire le Lutin. En mettant en vis à vis ces deux vidéos on commence à comprendre un peu mieux qu'un langage nouveau va probablement s'écrire pour les outils informatiques... Les smiley en sont probablement les premiers idéogrammes, comme le notait Dominique Autié dans son ouvrage de la page à l'écran. Affaire à suivre donc....


Lire sur un document électronique - Thierry... par couperin-org

 

Economie du livre...

Cet article ci-dessous paru dans Livres hebdo illustre bien la politique destructrice mise en place par Amazon, qui après s'être déjà fait épingler en Allemagne pour avoir fait surveiller ses employés par une société néo nazi du nom de Hess (rien que ça...) se trouve dans la ligne de mire des syndicats européens...

Il existe une autre manière très efficace de faire plier ces entreprises qui ne respectent pas les règles élémentaires des droits du travail: le boycott...

Le consommateur est roi semble-t-il, alors majesté, prouvez votre autorité ...

 

Cinq syndicats veulent unir leurs forces contre Amazon

 

Grève à Amazon en Allemagne

La fédération syndicale internationale UNI Global Union veut coordonner de manière transfrontalière la lutte pour de meilleures conditions de travail chez Amazon.

Cinq syndicats, venus d’autant de pays, ont entamé des discussions mercredi à Berlin pour coordonner leur action face au géant américain de la distribution en ligne Amazon, a annoncé le syndicat allemand des services Verdi dans un communiqué.

Des représentants du syndicat tchèque Ospo, du polonais NSZZ Solidarnosc, du britannique GMB, de l’américain Teamsters et de l’allemand Verdi, participent à la réunion, à l’appel de la fédération syndicale internationale UNI Global Union. Aucun syndicat français n’était présent.

Leur objectif est d’étudier les moyens “de coordonner de manière transfrontalière la lutte pour des salaires décents et de meilleures conditions de travail” chez Amazon, explique Verdi, qui mène depuis plus d’un an des actions sur les sites de l’américain en Allemagne.

“Amazon veut dicter unilatéralement ses conditions de rémunération et de travail dans nombre de pays”, a expliqué Stefanie Nutzenberger, membre du comité de direction de Verdi Commerce.

La solidarité internationale et l’interconnexion des syndicats constituent un signal important en direction d’Amazon et une condition essentielle pour obtenir de meilleures conditions de travail de ses employés en Allemagne et ailleurs”, a-t-elle ajouté.

Depuis plusieurs mois, le syndicat Verdi organise des débrayages et des arrêts de travail dans les entrepôts d’Amazon en Allemagne. Des mouvements sociaux ont aussi touché les centres français du géant du commerce en ligne.

Selon un concours organisé par la CSI (Confédération Syndicale Internationale) dont le résultat a été proclamé le 22 juin, le P-DG d'Amazon, Jeff Bezos a été élu pire patron de la planète. Parmi les raisons invoquées par les votants: 
  • Amazon traite son personnel comme des robots, il l’oblige à travailler dans une atmosphère de stress énorme, de longues heures et dans de mauvaises conditions
  • Les travailleurs des centres de distribution d’Amazon doivent porter au poignet des terminaux qui contrôlent leurs moindres mouvements
  • Aucun accord ne détermine les pauses et le rythme de travail
  • La culture d’Amazon propage les brimades et le harcèlement.

26/06/2014

Françoise Benhamou

Comment l'industrie du livre ou de la musique peut-elle s'adapter aux révolutions provoquées par Internet?

 


Françoise Benhamou - Quelles économies pour le numérique... par les_ernest

25/06/2014

L'imprimerie, c'est pas sorcier

C'est de l'archéologie industrielle dans le biotope imprimerie... Et c'est intéressant à ce titre...

ça balaie bien la technologie...

 

La crise comme opportunité d'innovation...

Bernard Stiegler. 

Ou comment comprendre ce qui se passe autour de nous...

 

22/06/2014

La fabrication de l'encre

 

Un grand merci aux encres Brancher qui mettent à disposition sur leur site toutes les explications techniques suivantes… Et bien d'autres encore… A consulter sans modération.

La fabrication des encres
Si la formulation d’une encre reste une activité en perpétuelle innovation qui s’appuie sur des notions fondamentales de physico-chimie des mélanges, le principe de fabrication d’une encre est un processus aujourd’hui bien maîtrisé.
Le principe de fabrication est commun aux différents types d’encres (encres offset traditionnel, encres UV, encres helio/flexo) et met en jeu cinq étapes essentielles qui conditionnent les propriétés finales et les performances des encres. Il est donc profitable de connaître les paramètres essentiels de la fabrication et d’en comprendre les étapes clés.
Le processus de fabrication des encres est schématisé ci-dessous :
 

 

 

 Empâtage

L’empâtage est une prédispersion du pigment (organique ou minéral) dans un mélange de vernis. En effet, une même encre fait appel à plusieurs vernis aux propriétés variées dont l’astucieuse combinaison permet d’obtenir des séries d’encres aux propriétés totalement différentes. Certains vernis ont des propriétés très spécifiques, d’autres peuvent entrer dans la composition de plusieurs références.
Le pigment, livré sous forme de poudre, est en fait composé d’une multitude d’agrégats de particules élémentaires. L’empâtage vise à diviser le plus finement possible ces agrégats en enrobant les fines particules avec le vernis (le liant de l’encre). Cette étape de « mouillage » permet de remplacer progressivement l’air entourant les particules par le liant et donc de disperser de façon optimale le pigment dans le vernis. De la qualité de cet enrobage dépendent certaines propriétés de l’encre telles que la force colorante ou le brillant.

Empâteur - Source Buhler
En fonction du type d’encre à fabriquer, la dispersion s’effectue soit à l’aide d’un agitateur de type « disque » de forme variable, soit à l’aide d’un fouet dit « papillon ». La géométrie de l’agitateur dépend de la formule de l’encre mais le principe est le même : il s’agit de créer un cisaillement suffisant au coeur de la dispersion pour assurer la division des agrégats et l’enrobage du pigment. La vitesse d’agitation (obtention d’un vortex), la température (due au cisaillement) ou encore la vitesse et l’ordre d’incorporation des pigments et charges sont des paramètres qui affectent la prédispersion.
Fabrication du Vernis
La fabrication du vernis est la première étape du cycle de fabrication de l’encre. Il s’agit de la mise en oeuvre des matières premières sélectionnées pour apporter les caractéristiques intrinsèques de l’encre. En effet, le vernis constitue le corps de l’encre : les propriétés « structurelles » de l’encre dépendent de la qualité des propriétés des résines, diluants et huiles (pour les encres offset) ou solvants (pour les encres liquides) entrant dans la composition du vernis.
Pour les encres offset traditionnel, la fabrication du vernis consiste à dissoudre puis à cuire une ou plusieurs résines dures dans des diluants pétroliers et/ou des huiles végétales. Cette étape, fréquemment automatisée, est généralement menée dans un réacteur inerté, agité, et équipé de systèmes de chauffe. La solubilisation ainsi que les recombinaisons chimiques, capitales pour l’obtention des propriétés du vernis, requièrent des cycles de vitesse et de température parfaitement contrôlés.
Dans le cas des encres UV, le vernis est fabriqué par mélange physique des constituants de base de l’encre, ceci sans apport de température. La synthèse chimique des réactifs UV eux-mêmes est une étape externalisée.
Concernant les encres liquides, les vernis utilisés sont réalisés par dissolution à froid de résines filmogènes dans des solvants, à l’aide de disperseurs appropriés.
 Broyage
Le broyage est l’étape qui permet d’affiner la dispersion du pigment initiée à l’empâtage lors de la réduction de la taille des agrégats. En effet, les éléments de pigments enrobés de liant qui sont obtenus à l’empâtage peuvent encore être dispersés de manière plus fine grâce à différents types de broyeurs. Cette étape est essentielle pour développer la force colorante du pigment car c’est sous sa forme la plus finement divisée qu’il délivre les couleurs les plus intenses et les plus brillantes.
Le broyage diffère selon les procédés et appareillages mis en oeuvre. Les plus communément utilisés sont le broyage tricylindre et le broyage avec microéléments.

Broyage tricylindre :
Ce type de broyage est utilisé pour la fabrication des encres dites grasses (offset traditionnel et UV). Comme son nom l’indique, le broyeur comporte trois cylindres entre lesquels circule l’encre. Classiquement, le broyage s’effectue en trois passes. Certains pigments, plus difficiles à broyer, peuvent nécessiter une passe supplémentaire. Les trois passes s’enchaînent avec une pression croissante entre les cylindres qui effectuent le broyage : la descente qui affine l’encre empâtée, la passe demi-serrée qui fait éclater les agglomérats restants et la passe serrée qui finalise la dispersion.
Broyeur tricylindre - Source Buhler
Broyage avec micro-éléments :
Toutes les encres (offset traditionnel, UV et liquides) peuvent être broyées selon ce procédé, seules les configurations des broyeurs diffèrent. Le broyage est ici assuré par la mise en mouvement des billes (de diamètre et de matière variables) au sein d’un bol (stator) via la rotation d’un axe (rotor). Le bol et l’axe sont munis de doigts et sont refroidis pour éviter un échauffement trop important. L’encre circule à l’intérieur de la chambre du broyeur et les agglomérats sont divisés sous l’impact des billes. La qualité du broyage est optimisée par réglage de la température et du débit d’encre.

Broyeur à micro éléments - Source Buhler
Les encres grasses nécessitent généralement une seule passe. Elle peut éventuellement s’ensuivre d’une passe sur tricylindre (refroidissement de l’encre échauffée, désaération). Les encres liquides nécessitent parfois plusieurs passes en recirculation.
La finesse du broyage est un facteur primordial qui doit être contrôlé à chaque fabrication. Elle caractérise la granulométrie du broyage. Ce contrôle peut s’effectuer à l’aide d’une jauge type jauge de North. Jauge de North 
 
La dilution
Les propriétés structurelles et colorimétriques de l’encre sont obtenues après le broyage.
La dilution permet d’incorporer les différents additifs indispensables à l’obtention d’un produit fini de qualité. C’est l’étape où l’on ajuste la viscosité du produit par ajout de diluant ou de solvant (en fonction du type d’encre fabriquée). Les différents ajouts s’effectuent sous agitation lente afin d’homogénéiser correctement les ingrédients sans détruire la cohésion pigment/liant.
A cette étape, les principaux contrôles de fabrication peuvent être pratiqués sur le produit afin d’atteindre ses spécifications finales :
• viscosité : il s’agit de la mesure physique de la fluidité de l’encre (toujours définie à une température donnée).
Le viscosimètre permet également d’accéder à des caractéristiques rhéologiques telles que le seuil d’écoulement ou la structure de l’encre.

Techniques de mesure de la viscosité :

Encre offset
Séchage
Traditionnel
Véhicule(s) de dilution
Diluants pétroliers ou d’origine végétale
Appareils de mesure
Viscosimètre rotatif cône-plan
Unité
Poise (Po) (1 Po = 0,1 Pa.s)
 
Encre UV
Séchage
UV
Véhicule(s) de dilution
Diluant UV
Appareils de mesure
Viscosimètre rotatif cône-plan
Coupes (Ford, DIN, AFNOR)
Unité
Poise (Po) (1 Po = 0,1 Pa.s)
Seconde(s) (durée d’écoulement)
 
Encre liquide
Séchage
Traditionnel
Véhicule(s) de dilution
Eau / solvants
Appareils de mesure
Coupes (Ford, DIN, AFNOR)
Unité
Seconde(s) (durée d’écoulement)


• tack (ou tirant de l’encre) : cette mesure permet de quantifier la faculté du film d’encre à se scinder en deux. Le tack est mesuré à l’aide d’un tack-o-scope à température contrôlée : l’appareil mesure la force nécessaire à la scission du film d’encre.

Scission du film d’encre
 • coulure : l’encre est déposée sur une plaque thermostatée à laquelle on impose une inclinaison fixée. La distance parcourue par l’encre après un temps donné permet de caractériser la fluidité de l’encre.

• colorimétrie : le contrôle de la colorimétrie est effectué sur chaque lot fabriqué afin d’assurer la conformité au standard. Le contrôle peut s’effectuer à l’oeil en cabine lumière ou par mesure spectrocolorimétrique.
Voir article « la couleur et sa reproduction ».

D’autres tests peuvent s’avérer utiles, en fonction des types d’encres ou des cahiers des charges clients.
Le conditionnement
Lorsque les contrôles sont effectués et que l’encre est conforme aux spécifications, elle peut être libérée pour conditionnement.
 

21/06/2014

La fabrication du papier par SAPPI

Sappi produit des documents sur le papier qui sont intéressants à consulter. Pour se faire il faut se rendre à l'adresse suivante:

 

 

19/06/2014

Lorenzo Soccavo et la prospective du livre

PROSPECTIVE DU LIVRE ET DE L'ÉDITION

DÉFINITIONS. CONCEPTS. CHAMPS D'ACTION.

  • Auteur : Soccavo, Lorenzo
  • Description : Livre blanc sur la prospective du livre et de l'édition, proposé par le consultant Lorenzo Socavo de P.L.E. consulting, diffusé gratuitement au format PDF à tout acteur de l'interprofession du livre, portant sur la prospective du livre et de l'édition comme recréation de lien dans la chaîne du livre.

Pour télécharger le texte en entier, il vous suffit de cliquer sur l'icône du livre.

  • Résumé : Ce livre blanc a pour vocation de définir ce qu'est, ce que pourrait devenir et ce que pourrait apporter concrètement la prospective, appliquée aux domaines du livre et de l'édition, au marché du livre et à la lecture. (...) Onze modes d'interventions possibles en prospective de l'édition sont listés et huit propositions pour favoriser le développement de la prospective du livre et de l’édition formulées.
  • Collection : Études et enquêtes
  • Sujets : Economie de l'information Edition Ressources numériques Histoire du livre
  • Licence de diffusion : Licence Creative Commons Logo creative commons
  • Format : Fichier Adobe PDF
  • Étendue : 1.27 Mo
  • Étendue : 72 p.
  • Date de publication : novembre 2009
  • Langue : Français  Drapeau symbolisant la langue "Français"
  • Éditeur ou organisme : P.L.E. Consulting
  • Type de ressource : Texte

17/06/2014

Le Fonds Massin à Chartres

 

 


  Collections du graphiste Robert Massin, dit "Massin"

 
Le fonds Massin, déposé à la Médiathèque l’Apostrophe et consultable sur place à l’Espace patrimoine est constitué de près de 3000 livres, 300 affiches dont il a conçu la maquette, 400 dossiers de fabrication, des correspondances échangées, des photographies, des diapositives et des enregistrements sonores.
Les fruits de son travail et sa renommée internationale ont incité Massin à chercher un lieu d’accueil pour ses œuvres. Cette documentation va d’abord être hébergée par l’Institut Mémoires de l’Édition Contemporaine, puis le graphiste choisit Chartres en raison de son attachement à sa terre d’origine.
 
En 1997, la Ville de Chartres, liée par une convention, entreprend plusieurs actions de valorisation de son travail : une exposition en 1998, la mise à disposition du fonds pour les chercheurs, la publication du Catalogue raisonné de l’œuvre typographique de Massin (3 tomes parus à ce jour) qui présente un panorama sur 50 ans de l’édition française.
 
En 2006, une nouvelle convention voit le jour qui prévoit notamment le transfert du fonds à la Médiathèque et sa mise en valeur au sein de l’Espace patrimoine. Un travail de conservation et de classement est réalisé et les documents sont conservés dans des réserves spécifiques. Le catalogage informatique effectué rend accessible ce fonds sur place mais aussi à distance, depuis le site web des bibliothèques. La consultation sur place des documents par les chercheurs ou les particuliers est désormais possible. Une grande exposition dédiée aux graphistes Massin et Jeanine Fricker a été organisée du 4 mars au 3 mai 2008 dans les espaces de la Médiathèque.
Massin continue d’enrichir son fonds par des dons.
 

11/06/2014

Michel pastoureau et la couleur des souvenirs...


Michel Pastoureau par Librairie-La-Procure

04/06/2014

Empagement et canon des ateliers

Il s’agit d’un principe de calcul des marges d’un document, employé dans les ateliers typographiques, du temps du plomb. Ce n’est pas une règle absolue, ni même la meilleure mise en page jamais trouvée ! Une simple base de travail, qui donne une bonne mise en page de départ. Le principe est le suivant : on décide d’abord d’un empagement, c’est-à-dire de la largeur du texte sur la page. Pour un imprimé courant on prend les 3/4 de la largeur du papier, pour un imprimé de luxe les 2/3 La largeur des marges est un indice de la qualité de l’imprimé. Plus on gâche de papier, plus on est riche… . Prenons un imprimé courant : nous disposons pour les blancs de côtés du quart de la largeur. Et bien le canon des ateliers dispose ces blancs dans l’ordre 4/5/6/7, en tournant dans les aiguilles d’une montre, pour la page de droite. C’est à dire que la marge de gauche vaut 4/10 des blancs, celle du haut 5/10, celle de droite 6/10 et celle du bas 7/10. Si vous avez suivi, la marge de droite vaut donc 1/10 de la page est celle de gauche 2/10.

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La page de gauche est obtenue par symétrie. Dans la version luxe, les marges sont plus larges, comme de juste.

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Il y a d’autre « recette » d’empagement. J’en ai implémenté une seconde, au neuvième. Il s’agit de quadriller la page en 81 rectangles : 9 dans la hauteur est 9 dans la largeur. La marge de gauche va faire 1/9 de la largeur, celle de gauche 2/9. En haut, on aura 1/9 de la hauteur, et en bas 2/9 de la hauteur. Comme vous le voyez, c’est un tracé de grand luxe !

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Ce tracé régulateur est dû au typographe argentin Raùl Rosarivò (source : Maquette et mise en page, Duplan et Jauneau, Éd. du Moniteur). En complément un extrait de l'ouvrage de Prévost (paru aux éditions Eyrolles) sur le calibrage, la mise en page et la prépa de copie: Empagement_Prevot.pdf

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Pour commander l'ouvrage: Cliquez ici

21/05/2014

La classification des caractères

I. La classification de Thibaudeau II. La classification de Maximilien Vox III. La classification international Atypi IV. La norme DIN 16518 V. La classification d'Aldo Novarese VI. La classification de Marcel Jacno VII. La classification d'Alessandrini - Codex 80   Il est regrettable que les catalogues de caractères d'imprimerie ou de transfert adoptent généralement un classement alphanumérique à partir de noms attribués à chacun d'eux: Erasme, Gill, Signal, Univers.... Devant la multiplicité des choix, des tentatives de classification ont groupés les CARACTERES par familles selon des particularités précises. Ainsi on a vu paraître successivement las classifications suivantes: * 1921 THIBAUDEAU * 1952 VOX * 1962 ATIPY * 1964 DIN * 1964 NOVARESE * 1978 JACNO * 1980 ALESSANDRINI A. La classification de Thibaudeau Le typographe Francis Thibaudeau a voulu ranger les CARACTERES à partir de la présence et de la forme des empattements. En 1921, il publie "La lettre d'imprimerie" qui présente et expose la classification qui porte désormais son nom.

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B. La classification de Maximilien Vox La classification de Maximilien Vox est une extension de la classification Thibaudeau, elle s'appuie sue les caractéristiques formelles, l'histoire et le style. Elle fait les différences historiques et morphologiques nécessaires pour distinguer plus précisément trois familles (Humanes, Garaldes, Réales) au lieu du seul groupe Elvézir, et de deux familles (Scriptes et Manuaires) au lieu du seul groupe Ecriture chez Thibaudeau.

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C.La classification international Atypi L'association typographique internationale (ATYPI) a adopté et officialisé à Vérone, en 1962, les neufs familles de la classification Vox, parue dix ans auparavant. Mais l'ATYPI a ajouté une dixième famille, les FRACTUR (lettres gothiques), style abondant en Allemagne et dans les pays Anglo-saxons, une onzième famille rassemble les CARACTERES non-latins. Cette classification, à usage internationale, a été traduite en Anglais et en Allemand en respectant les habitudes de ces deux langues: en effet pour les Américains "gothic" traduit ce que nous baptisons "antique" et pour les allemands "antique" signifie "romain".

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D. La norme DIN 16518 La norme DIN, mise au point par Willy mengel et Herman Zapf, a été présentée en 1964. Elle précise en la détaillant à l'aide de références concrètes la classification de l'ATYPI. Il est à remarquer qu'elle regroupe sous le même titre (Renaissance Antiqua) les deux familles Humanes et Garaldes.

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E. La classification d'Aldo Novarese Aldo Novarese, typographe italien contemporain, créateur de nombreux CARACTERES pour la fonderie Nebiolo à Turin, propose une classification en 10 familles à partir de la forme des empattements.

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F. La classification de Marcel Jacno Tous les alphabets possèdent les mêmes éléments de structure; c'est la différence (ou l'absence) de leurs éléments d'alignement et de leur éléments décoratifs, qui détermine, selon Jacno, leur appartenance à l'un des quatre styles suivants:

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G. La classification d'Alessandrini - Codex 80 La publication du Codex 80, classification proposée par Jean Alessandrini, a suscité de nombreuses polémiques. Au delà de ces disputes, il est intéressant de constater que le Codex 80 n'est pas en rupture avec les classifications précédentes, mais qu'elle les amplifie en détaillant les incidences historiques, géographiques, stylistiques, etc...

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Si on envisage que dans l'avenir le dessin de la lettre , sa création, passera par l'ordinateur, il me semble que le Codex 80 devrait être le support d'une série de programmes de dessins, correspondants aux différentes caractéristiques envisagées. Ainsi, il serait possible d'obtenir l'ensemble des déclinaisons d'un schéma de base dans des avatars rigoureusement décrits et, par conséquent, aptes à être programmés.

La mise en page modulaire

I. Création et utilisation d'une grille II. Etablissement de la grille III. Tracé de Villard de Honnecourt IV. Utilisation verticale systématique V. Utilisation horizontale systématique VI. Utilisation systématique pour texte et images 1. Texte de quantité et places fixes image de quantité fixe, mobile autour du texte 2. Texte de quantité constante et une image de surface variable 3. Texte de quantité variable et plusieurs images de surfaces différentes VII. Utilisation pratiques de la grille 1. Adaptation aux formats 2. Séquence de lecture 3. Répartition texte/illustrations

Les ouvrages dits de consultation, les livres scolaires, techniques, scientifiques..., les encyclopédies, les catalogues, les magazines ou revues périodiques, les supports publicitaires (encarts, déliants, brochures....), certains imprimés administratifs et commerciaux, font plus ou moins largement appel à l'illustration afin de préciser, de confirmer, de démontrer, voire d'agrémenter le texte qu'elles accompagnent. Ainsi, la fonction fondamentale des illustrations consiste bien à servir le texte en le conservant la préoccupation de concevoir, pour le produit de communication, un ensembles de textes/images qui présente au lecteur un ensemble harmonieux et logique. Pour cela, on établira des gabarits, des grilles, des travaux types, des grilles de mise en page modulaire. I. Création et utilisation d'une grille Une grille ou gabarit de mise en page est nécessaire pour toute publication à périodicité (magazine, house_organe) ou toute imprimé à éléments multiples (catalogues, dépliants publicitaires, etc..). Cette grille permet de maintenir auprès du récepteur, l'idée d'une continuité, d'une collection, le style particulier d'un imprimé en découlera obligatoirement. On peut proposer des modules de mise en pages pour certains types d'imprimés, mais il ne faudrait pas croire qu'il est possible de mettre tous les imprimés de même nature ou de même fonction dans la même forme. Il est de loin préférable d'étudier un gabarit ou grille Après une analyse du contenu, une définition du style auquel on veut prétendre, une étude de comportement et de la culture des lecteurs supposés. Le travail du maquettiste consistera donc à construire une grille qui sera automatiquement élément d'architecture et de référence théorique pour le traitement de texte et des illustrations , puis à faire oublier l'existence de cette structure lors de la mise en page définitive. II. Etablissement de la grille 1. Le rectangle d'empagement doit avoir les mêmes proportions que le rectangle du format support. 2. Il faut toujours prévoir un espace minimum de blanc, d'au moins 5 millimètres, entre les éléments de la grille tant verticaux qu'horizontaux. 3. Il faut toujours prévoir des blancs: tête, grand-fond et pied, supérieurs à cinq millimètres. En effet, au façonnage, il y aurait des risques pour les éléments imprimés. Exemple de grille
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Surface carrée 210x210 mm Blancs extérieurs : 10 mm 3 colonnes verticales 3 colonnes horizontales Chacun des 9 espaces de la page est carré III. Tracé de Villard de Honnecourt
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Cette construction simple permet de trouver rapidement et sans calculs, les subdivisions verticales et horizontales d'un format: 1/2, 1/3, 1/4, 1/5, etc ... Il est très utile de la connaître pour mettre facilement au point une grille de mise en pages. IV. Utilisation verticale systématique
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V. Utilisation horizontale systématique:
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VI. Utilisation systématique pour texte et images Il est possible d'envisager au moins trois cas exemplaires dans la relation texte et image. 1. Texte de quantité et places fixes image de quantité fixe, mobile autour du texte
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2. Texte de quantité constante et une image de surface variable
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3. Texte de quantité variable et plusieurs images de surfaces différentes
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VII. Utilisation pratiques de la grille L'utilisation pratique de la grille découle de l'analyse des possibilités systématiques offertes mais nessairement adaptées aux besoins de l'imprimé à mettre en pages. 1. Adaptation aux formats Née dans un carré 210x210, cette grille s'adapte facilement aux formats 210x270 et 210x297, très usuels en magazine, plaquettes publicitaires d'informations, etc...
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2. Séquence de lecture Il n'est pas possible d'envisager la maquette page à page . pour disposer les éléments, textes et illustrations, le maquettiste devra considérer deux pages et tenir compte de la succession des séquences qui engendre le rythme de lecture. Il établira, en conséquence, son tracé sur des doubles pages pour bien juger du spectacle créé et de logique de la lecture. 3. Répartition texte/illustrations Comme toujours, le maquettiste doit mettre en évidence la structure d'un contenu qui sera perçu selon deux attitudes précises du lecteur: la réflexion et la sensibilité.

17/05/2014

Pour le plaisir des yeux...

08/05/2014

C'est si simple quand c'est bien expliqué….

Nos cousins d'outre Atlantique ont mis en ligne sur Youtube, 35 cours ou capsules comme ils disent, d'une clarté exemplaire. Une bonne leçon de pédagogie libre et gratuite en toute égalité et fraternité, dont on gagnerait tous à s'inspirer. Donc voici le texte de présentation de ce projet pédagogique. Que l'on retrouve sur le Net en cliquant  tout simplement sur le lien en violet dans le texte.
 
IDIKO TV...
 
Idiko vous propose 35 capsules vidéo d'une durée moyenne de 4 minutes. Les capsules offrent de explications simples sur des notions, des techniques et des méthodes essentielles en infographie.

Que vous soyez débutant ou expert, étudiant ou professeur, professionnels de la fonction publique ou en entreprise, Idiko saura vous servir.

Nous avons regroupé la liste des capsules en quatre grandes catégories:

LES TRUCS DE BASE À SAVOIR

 

1. Mémoire vive et virtuelle: améliorer les performances en infographie

  • La configuration des principaux composants de la mémoire de l'ordinateur influencent ses performances. | Vidéo animée expliquant le fonctionnement de ces composantes pour mieux optimiser vos outils matériels et logiciels.

2. Anatomie du caractère: comprendre la typologie de la typographie

  • En typographie, les familles de caractère sont nombreuses, mais comportent toutes la même anatomie: hauteur d'x, fût, jambage, oblique, empattement, etc. La morphologie de ces composantes fait du caractère un univers subtil d'une très grande richesse graphique. | Vidéo animée expliquant la terminologie et illustrant l'anatomie d'un caractère typographique. 

3. Texte et mise en page: assurer la lisibilité et l'esthétique d'un document

  • En édition de texte, la créativité graphique passe par la mise en page. Plusieurs techniques simples permettent de diversifier la mise en forme d'une page pour dynamiser sa présentation. | Vidéo animée illustrant les principales notions de mise en page.

4. Événement couleur: comprendre la perception et la relativité de la couleur

  • La perception de la couleur est propre à chacun en plus d'être affectée par différents facteurs de votre environnement. Voyez comment les ondes électromagnétiques visibles interagissent avec votre oeil et pour procurer une sensation colorée aux choses qui nous entourent. | Vidéo animée vulgarisant la perception des couleurs chez l'humain.

5. Trame d'impression: distinguer la trame stochastique de la demi-teinte

  • L'impression d'un document réserve parfois quelques surprises. Les techniques d'impression sont nombreuses et ont chacune leur subtilité. Il est donc important de comprendre les différences entre: Résolution et linéature, point d'impression et point de trame, trame de demi-teinte et stochastique. | Vidéo animée illustrant les principales notions fondamentales en impression.

LES TRUCS À SAVOIR EN TRAITEMENT DE L'IMAGE

[Ex.: Photoshop, Gimp, Paint, Paintshop Pro, Aperture]

 

1. Profondeur de l'image: la couleur du pixel

  • Le pixel est le plus petit élément qui constitue une image-écran et dont la profondeur colorimétrique est exprimée en "bits". | Vidéo animée vulgarisant le fonctionnement de la couleur en informatique.

2. Dimension de l'image: distinguer la taille, la définition et la résolution

  • La définition et la résolution sont les notions les plus confondues en imagerie numérique. Leur distinction est fondamentale à la compréhension de la dimension d'une image numérique. | Vidéo animée vulgarisant les notions de définition et de résolution

3. Rééchantillonnage: manipuler la résolution d'une image

  • Manipuler la résolution d'une image peut exiger du logiciel de traitement de l'image qu'il rééchantillonne la matrice de l'image. Un processus d'interpolation permet de générer des pixels manquants ou de supprimer des pixels. | Vidéo animée expliquant l'impact d'un changement de résolution et l'effet de l'interpolation sur la matrice.

4. Transformation et pixelisation: doser les manipulation d'une image numérique

  • Les différentes manipulations et transformations appliquées à une image matricielle la détériorent graduellement lui donnant un effet pixelisé. | Vidéo animée illustrant l'impact des différentes manipulations courantes sur la répartition des pixels d'une image numérique, affectant inévitablement sa qualité.

5. Historique linéaire et non linéaire: un outil qui pardonne

  • Dans les logiciels matriciels, l'historique constitue un outil performant d'exploration permettant le retour en arrière sur les manipulations. | Vidéo animée de la distinction entre l'historique linéaire et l'historique non linéaire.

6. Calques d'image et d'arrière-plan: fond et transparence

  • L'utilisation des calques optimise la gestion des différents éléments graphiques d'une composition. Les calques sont faciles à ordonner et à identifier, leur manipulation est simple. | Vidéo animée illustrant la distinction entre les calques d'images et le calque d'arrière-plan ainsi que des manipulations possibles.

7. Histogramme: un portrait de la luminosité de l'image

  • En photographie numérique, l'histogramme est un indicateur efficace de la répartition des couleurs d'une image. Sur une caméra numérique, sa lecture facilite les réglages manuels de l'appareil. | Vidéo animée expliquant comment faire la lecture d'un histogramme.

8. Ajustement des niveaux: répartir la gamme des tons d'une image

  • Le graphique des niveaux est une représentation de l'histogramme avec lequel il est possible de modifier manuellement la répartition des couleurs d'une image. | Vidéo animée expliquant les manipulations possibles avec le graphique des niveaux. 

9. Courbes de réglage: modifier la valeur d'un ton d'une image

  • La courbe de réglage permet d'ajuster une image sur l'ensemble des tons d'une image. Elle est encore plus précise que les niveaux. | Vidéo animée démontrant le principe d'utilisation de la courbe de réglage.

10. Calques de réglage: modifier une image sans risque

  • Les calques de réglages dans un logiciel matriciel. | Vidéo animée des principes d'utilisation des calques de réglages pour les manipulations non destructives d'une image.

11. Outil dessin: faire de l'illustration matricielle

  • Les outils de dessin dans les logiciels matriciels offrent des ajustements qui déterminent l'apparence du tracé. | Vidéo animée des principales options de la pointe, soient la dureté, l'angle et le pas.

12. Objets dynamiques: préserver les propriétés d'origines d'une image

  • Les objets dynamiques dans un logiciel matriciel permettent d'appliquer différentes transformations à une image sans en altérer sa source. Cette technique permet d'effectuer des manipulations non destructives. | Vidéo animée présentant le principe de fonctionnement des objets dynamiques dans un logiciel matriciel et leur avantage technique.

LES TRUCS À SAVOIR EN DESSIN VECTORIEL

[Ex.: Illustrator, Inkscape, Skencil]

 

1. Image vectorielle: précision et versatilité

  • Contrairement à l'image matricielle, l'image vectorielle a la particularité de pouvoir être manipulée sans détérioration de sa qualité. Distinctive dans le domaine de l'illustration, elle est cependant préconisée lors de la création de logotype, pictogrammes, effigie et graphiques. | Vidéo animée présentant les principales distinctions entre l'image vectorielle et l'image matricielle.

2. Courbes de Bézier: manipuler les tracés vectoriels avec les poignées de direction

  • La courbe de Bézier est la représentation d'un vecteur. Dans un logiciel vectoriel, elle est constituée de point d'ancrage et des poignées de direction qui permettent sa manipulation. | Vidéo animée illustrant la manipulation d'une forme à partir des courbes de Bézier.

3. Gestion des calques: structurer son plan et sa méthode de travail

  • De manière générale, la réalisation d'un projet dans les logiciels graphiques peut impliquer d'innombrables éléments graphiques. Une organisation méthodique des différents éléments d'une composition commence par une saine gestion des calques. | Vidéo animée vulgarisant l'utilisation des calques et groupe de calques pour obtenir une hiérarchie fonctionnelle des compositions graphiques.

4. Bibliothèques de forme et pointes du pinceau: illustrer avec nuance

  • Un logiciel vectoriel permet de tracer et de créer toute sorte de formes simples où complexe aux contours variés. | Vidéo animée illustrant les quelques possibilités de création en utilisant une bibliothèque de formes et les pointes du pinceau.

5. Alignement des objets: travailler précisément et rapidement

  • Plusieurs logiciels graphiques utilisent des fonctionnalités d'alignement des éléments graphiques. Ces fonctionnalités sont performantes et essentielles à une méthode de travail rapide et précise. | Vidéo animée présentant les fonctionnalités d'alignement dans les logiciels vectoriels.

6. Pathfinders: construire efficacement une illustration complexe

  • Un logiciel vectoriel comprend une série de fonctionnalités permettant d'effectuer des formes complexes rapidement. Ces fonctionnalités augmentent la vitesse d'exécution, mais surtout, la précision des manipulations. | Vidéo animée illustrant l'efficience des Pathfinders.

7. Masque d'écrêtage: cacher une partie d'une composition

  • Dans un logiciel vectoriel, l'utilisation de formes géométriques excédant le plan de travail nuit habituellement à une perception juste d'une composition graphique. Le masque d'écrêtage permet de masquer les éléments à l'extérieur d'un plan de travail tout en préservant leur intégrité. | Vidéo animée démontrant l'utilité du masque d'écrêtage.

8. Masque d'opacité: cacher une image en dégradé de transparence

  • Dans un logiciel vectoriel, l'utilisation d'éléments graphiques partiellement ou graduellement masqués permet d'obtenir des effets intéressants procurant plus de réalisme à certaines compositions. | Vidéo animée démontrant l'utilité du masque d'opacité.

9. Aspects complexes: créer une forme à plusieurs contours

  • Une forme vectorielle présente habituellement un aspect simple, soit un contour unique ainsi qu'un remplissage uniforme. Cet aspect peut cependant prendre une allure plus créative en comportant plusieurs contours et textures de remplissage. Une fois créés, ces aspects complexes permettent d'effectuer des modifications à la volée, sans avoir à reconstruire chaque fois votre design. | Vidéo animée présentant l'efficacité des aspects complexes.

10. Symbole: créer une forme ou illustration source pour sa duplication 

  • Lors d'une composition élaborée, l'utilisation répétée d'un élément graphique ou d'une illustration est courante. En transformant la première instance de cet objet graphique en un symbole, les corrections ou modifications ultérieures sur l'ensemble des instances seront grandement facilitées. | Vidéo animée démontrant l'utilité de la création d'un symbole.

11. Peinture dynamique: simuler la transparence avec 2 formes

  • Une composition vectorielle comprend souvent un chevauchement de forme de couleurs différentes pour laquelle un effet de transparence est désiré. Dans ce contexte, l'utilisation de la peinture dynamique est tout indiquée. Elle permet le déplacement des formes sans affecter la coloration des intersections. | Vidéo animée illustrant la simplicité de la fonction peinture dynamique.

LES TRUCS À SAVOIR EN ÉDITION ET MISE EN PAGE

[Ex.: InDesign, QuarkXpress, Scribus, Word, OpenOffice, Page, Publisher ]

 

1. Panneau «Pages»: organiser les pages d'un document pour l'édition

  • Un logiciel de mise en page comporte habituellement un volet permettant la création, le déplacement, l'accès et la suppression des pages du document. | Vidéo animée démontrant les principales manipulations du volet page d'un logiciel d'édition.

2. Parentage de gabarit: créer une déclinaison de modèles de pages

  • Dans un logiciel d'édition et de mise en page, l'utilisation des gabarits est incontournable. Il est aussi possible de créer différentes déclinaisons d'un gabarit principal et ainsi d'instaurer une hiérarchie de gabarits, ce qui facilitera les modifications ultérieures d'un document. | Vidéo animée illustrant l'usage du parentage de gabarits dans un contexte d'édition d'ouvrage à sections multiples.

3. Feuilles de styles: manipuler sa mise en forme sans risque

  • Dans un logiciel d'édition, de mise en page ou de traitement de texte, la création de feuilles de style consiste à établir d'emblée, le format des différentes sections de texte d'un document. Les styles permettent de centraliser l'information liée à la mise en forme du paragraphe, des titres, sous-titres ou liste à puces pour en faciliter la manipulation ultérieure comme le changement de taille, de police, d'interlignage, etc. | Vidéo animée illustrant la pertinence des feuilles de style dans le traitement de texte.

4. Parentage de styles: décliner ses styles à partir d'un style source

  • Lorsque plusieurs styles sont créés dans une mise en page, il importe de planifier le parentage des styles. Le parentage permettra de rattacher les différentes déclinaisons de mise en forme du texte en les reliant à un style principal existant de telle sorte qu'une modification apportée au parent affectera automatiquement le descendant pour lequel les attributs demeurent attachés. | Vidéo animée démontrant le principe du parentage des styles dans les logiciels de traitement de texte.

5. Objets ancrés: assurer la cohérence des images avec le texte

  • La mise en page d'un document nécessite habituellement l'intégration d'images. Ces dernières servent à illustrer des propos et doivent nécessairement s'attacher à un segment du texte. En faisant de cette image un objet ancré, on s'assure de préserver l'emplacement stratégique de l'image lors des modifications de mise en page. | Vidéo animée démontrant le principe des objets ancrés dans les logiciels de mise en page.

6. Gestion des liens: Lier les fichiers pour optimiser la mise en page

  • La force des logiciels d'édition et de mise en page repose sur le principe qu'une quantité importante d'images peuvent être disposées dans le document sans alourdir le poids du fichier. | Vidéo animée expliquant le principe des liens dynamiques dans un logiciel d'édition et de mise en page.

7. Table des matières automatique: tirer parti des feuilles de style

  • L'édition d'un document comportant plusieurs pages peut compliquer la gestion manuelle d'une table des matières. D'autant plus si le document est voué à une édition numérique. L'utilisation de feuille de style permet d'automatiser la création d'une table des matières. Le principe est le même pour la création d'un index pour certains ouvrages. | Vidéo animée démontrant la pertinence d'utiliser la fonction "Table des matières automatique".

12/02/2014

E paper...

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La fabrication du papier peint...

Jusqu'à preuve du contraire le papier peint n'est pas comestible...

Même avec un morceau de camembert...

 

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