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04/06/2014

Empagement et canon des ateliers

Il s’agit d’un principe de calcul des marges d’un document, employé dans les ateliers typographiques, du temps du plomb. Ce n’est pas une règle absolue, ni même la meilleure mise en page jamais trouvée ! Une simple base de travail, qui donne une bonne mise en page de départ. Le principe est le suivant : on décide d’abord d’un empagement, c’est-à-dire de la largeur du texte sur la page. Pour un imprimé courant on prend les 3/4 de la largeur du papier, pour un imprimé de luxe les 2/3 La largeur des marges est un indice de la qualité de l’imprimé. Plus on gâche de papier, plus on est riche… . Prenons un imprimé courant : nous disposons pour les blancs de côtés du quart de la largeur. Et bien le canon des ateliers dispose ces blancs dans l’ordre 4/5/6/7, en tournant dans les aiguilles d’une montre, pour la page de droite. C’est à dire que la marge de gauche vaut 4/10 des blancs, celle du haut 5/10, celle de droite 6/10 et celle du bas 7/10. Si vous avez suivi, la marge de droite vaut donc 1/10 de la page est celle de gauche 2/10.

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La page de gauche est obtenue par symétrie. Dans la version luxe, les marges sont plus larges, comme de juste.

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Il y a d’autre « recette » d’empagement. J’en ai implémenté une seconde, au neuvième. Il s’agit de quadriller la page en 81 rectangles : 9 dans la hauteur est 9 dans la largeur. La marge de gauche va faire 1/9 de la largeur, celle de gauche 2/9. En haut, on aura 1/9 de la hauteur, et en bas 2/9 de la hauteur. Comme vous le voyez, c’est un tracé de grand luxe !

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Ce tracé régulateur est dû au typographe argentin Raùl Rosarivò (source : Maquette et mise en page, Duplan et Jauneau, Éd. du Moniteur). En complément un extrait de l'ouvrage de Prévost (paru aux éditions Eyrolles) sur le calibrage, la mise en page et la prépa de copie: Empagement_Prevot.pdf

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21/05/2014

La mise en page modulaire

I. Création et utilisation d'une grille II. Etablissement de la grille III. Tracé de Villard de Honnecourt IV. Utilisation verticale systématique V. Utilisation horizontale systématique VI. Utilisation systématique pour texte et images 1. Texte de quantité et places fixes image de quantité fixe, mobile autour du texte 2. Texte de quantité constante et une image de surface variable 3. Texte de quantité variable et plusieurs images de surfaces différentes VII. Utilisation pratiques de la grille 1. Adaptation aux formats 2. Séquence de lecture 3. Répartition texte/illustrations

Les ouvrages dits de consultation, les livres scolaires, techniques, scientifiques..., les encyclopédies, les catalogues, les magazines ou revues périodiques, les supports publicitaires (encarts, déliants, brochures....), certains imprimés administratifs et commerciaux, font plus ou moins largement appel à l'illustration afin de préciser, de confirmer, de démontrer, voire d'agrémenter le texte qu'elles accompagnent. Ainsi, la fonction fondamentale des illustrations consiste bien à servir le texte en le conservant la préoccupation de concevoir, pour le produit de communication, un ensembles de textes/images qui présente au lecteur un ensemble harmonieux et logique. Pour cela, on établira des gabarits, des grilles, des travaux types, des grilles de mise en page modulaire. I. Création et utilisation d'une grille Une grille ou gabarit de mise en page est nécessaire pour toute publication à périodicité (magazine, house_organe) ou toute imprimé à éléments multiples (catalogues, dépliants publicitaires, etc..). Cette grille permet de maintenir auprès du récepteur, l'idée d'une continuité, d'une collection, le style particulier d'un imprimé en découlera obligatoirement. On peut proposer des modules de mise en pages pour certains types d'imprimés, mais il ne faudrait pas croire qu'il est possible de mettre tous les imprimés de même nature ou de même fonction dans la même forme. Il est de loin préférable d'étudier un gabarit ou grille Après une analyse du contenu, une définition du style auquel on veut prétendre, une étude de comportement et de la culture des lecteurs supposés. Le travail du maquettiste consistera donc à construire une grille qui sera automatiquement élément d'architecture et de référence théorique pour le traitement de texte et des illustrations , puis à faire oublier l'existence de cette structure lors de la mise en page définitive. II. Etablissement de la grille 1. Le rectangle d'empagement doit avoir les mêmes proportions que le rectangle du format support. 2. Il faut toujours prévoir un espace minimum de blanc, d'au moins 5 millimètres, entre les éléments de la grille tant verticaux qu'horizontaux. 3. Il faut toujours prévoir des blancs: tête, grand-fond et pied, supérieurs à cinq millimètres. En effet, au façonnage, il y aurait des risques pour les éléments imprimés. Exemple de grille
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Surface carrée 210x210 mm Blancs extérieurs : 10 mm 3 colonnes verticales 3 colonnes horizontales Chacun des 9 espaces de la page est carré III. Tracé de Villard de Honnecourt
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Cette construction simple permet de trouver rapidement et sans calculs, les subdivisions verticales et horizontales d'un format: 1/2, 1/3, 1/4, 1/5, etc ... Il est très utile de la connaître pour mettre facilement au point une grille de mise en pages. IV. Utilisation verticale systématique
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V. Utilisation horizontale systématique:
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VI. Utilisation systématique pour texte et images Il est possible d'envisager au moins trois cas exemplaires dans la relation texte et image. 1. Texte de quantité et places fixes image de quantité fixe, mobile autour du texte
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2. Texte de quantité constante et une image de surface variable
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3. Texte de quantité variable et plusieurs images de surfaces différentes
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VII. Utilisation pratiques de la grille L'utilisation pratique de la grille découle de l'analyse des possibilités systématiques offertes mais nessairement adaptées aux besoins de l'imprimé à mettre en pages. 1. Adaptation aux formats Née dans un carré 210x210, cette grille s'adapte facilement aux formats 210x270 et 210x297, très usuels en magazine, plaquettes publicitaires d'informations, etc...
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2. Séquence de lecture Il n'est pas possible d'envisager la maquette page à page . pour disposer les éléments, textes et illustrations, le maquettiste devra considérer deux pages et tenir compte de la succession des séquences qui engendre le rythme de lecture. Il établira, en conséquence, son tracé sur des doubles pages pour bien juger du spectacle créé et de logique de la lecture. 3. Répartition texte/illustrations Comme toujours, le maquettiste doit mettre en évidence la structure d'un contenu qui sera perçu selon deux attitudes précises du lecteur: la réflexion et la sensibilité.

06/05/2007

Les formats de base

Le format qui constitue l'espace de communication, au niveau de la page, est caractérisé par le rapport qui existe entre ses deux dimensions, la base et la hauteur. Ce rapport doit être de 1/1 et il s'agit alors d'un format carré, ce qui n'est pas le cas le plus fréquent puisque généralement les imprimés se présentent sous la forme d'un rectangle en hauteur (format à la française) et plus rarement sous la forme d'un rectangle en largeur (format à l'italienne).

L'étude de ces proportions et de ces rapports a fait l'objet de recherche théoriques, dont la plus ancienne est représentée par le nombre d'or (1,618) et la plus récente, par la normalisation des formats de papier basés sur le rapport 2=1,414, qui est celui du format A4 (297 mm/210 mm).

Pour aborder la recherche du format d'un imprimé, il est important de procéder à l'étude préalable de la meilleur relation possible entre la nature du contenu, la description du produit et la forme qui paraît la mieux adapté pour répondre à ces différents objectifs. En demeurant dans le cadre d'une première approche de cette recherche, on peut rappeler quelques notions simples

On attribue, par exemple, au format carré une relation de neutralité, voire d'objectivité avec le lecteur: l'égalité des côtés entraînant une absence de tensions. En revanche, la différence entre les dimensions de la base et de la hauteur d'un rectangle ramène à l'étude des proportions et des tensions que cela implique.

Ainsi, attribue-t-on au rectangle en hauteur, forme la plus utilisée pour la reproduction imprimée, une relation plus dynamique par comparaison avec la neutralité subjective du carré. ce sentiment de dynamisme s'accroît au fur et à mesure que l'on augmente le rapport de la hauteur, en allongeant le rectangle.

 On utilise plus rarement le format "à l'italienne", auquel on attribue un sentiment de relation plus statique, sentiment qui s'accroît si l'on allonge davantage le rectangle.

Il semble logique d'établir une relation entre les proportions du format de l'ouvrage et celles de la composition inscrite à l'intérieur de ce format
 
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Terminologie d'une page d'un livre

 
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